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La Réunion est au cœur de l’économie de la zone Océan Indien. Par sa situation géographique privilégiée La Réunion est incontournable en matière d’échanges économiques de produits végétaux tant vis à vis de la métropole que des pays tiers.
En effet, l’importation de végétaux et produits végétaux, effectuée par la voie du fret maritime ou aérien, représente annuellement, en moyenne, environ 5 000 contrôles à l’importation traitant de plus de 14 000 espèces végétales par an. La majorité des importations proviennent d’Europe et d’Afrique.
Le contrôle des végétaux introduits à La Réunion a pour objectif de protéger l’agriculture. En effet, les plantes ou la terre peuvent transporter des organismes nuisibles à cette dernière et il s’agit d’empêcher leur introduction
Par exemple :
en 1846, la Vigne Marronne fut introduite en provenance d’Asie du sud-est. Cette plante est une ronce pouvant atteindre 12m de long qui étouffe la végétation indigène. Bilan : L’office national des forêts investit chaque année près de 120 000 € pour lutter contre ces pestes végétales.
En 1972, le Ver Blanc, un hanneton en provenance de Madagascar a été introduit par inadvertance. Ses ravages ont été catastrophiques. Bilan : 600 000 € de perte pour la filière canne à sucre.
En 1997, un virus spécifique à la Tomate, le TYLC, a été introduit à La Réunion. Cette maladie incurable s’est attaquée aux plantations des maraîchers. Beaucoup ont perdu des serres entières.
En 2004, un passager a ramené d’un voyage à l’île Maurice un bouquet de fleurs. Celles-ci portaient sous leurs feuilles des œufs d’une mouche blanche, l’Aleurode spiralée. En moins de 4 mois, celle-ci a envahi tous les jardins et les pépinières de l’île.
Le contrôle des végétaux introduits à La Réunion a aussi pour but de protéger la Nature. La Réunion abrite des écosystèmes insulaires tropicaux particulièrement fragiles et uniques au monde. Certaines espèces végétales introduites peuvent s’adapter au nouveau milieu, devenir envahissantes et menacer ensuite des espaces naturels immenses.
C’est pourquoi, à La Réunion, tous les végétaux et produits végétaux de toutes origines, y compris en provenance de métropole, sont soumis au contrôle phytosanitaire à l’importation et ce en application notamment de l’arrêté du 3 septembre 1990 modifié.
En retour, en matière d’exportation à partir de la Réunion, il est nécessaire que le service de la protection des végétaux s’assure, avant l’exportation des végétaux de La Réunion vers l’Europe et les pays tiers, de l’absence d’organismes nuisibles afin de répondre aux exigences réglementaires des pays destinataires.
Enfin, un programme régional de protection des végétaux, connu sous le sigle « PRPV », a démarré en 2003 et s’achèvera en 2008 pour le premier volet. Il est financé par le fonds européen de développement et par La Réunion (Etat, collectivités territoriales et fonds européen de développement régional). Sa mise en oeuvre est assurée par la commission de l’Océan Indien (COI) qui réunit : Les Comores, Madagascar, Maurice, La Réunion, Les Seychelles. Le PRPV a été conçu de manière à améliorer les niveaux quantitatifs et qualitatifs des productions horticoles pour assurer, en priorité, l’approvisionnement des marchés régionaux et dans la mesure du possible, ouvrir des débouchés à l’exportation.
Les deux objectifs principaux du PRPV sont :
- Promouvoir et développer la coopération opérationnelle, scientifique et technique entre les Etats de la région en matière de protection phytosanitaire des végétaux.
- Soutenir l’accroissement des échanges commerciaux de produits horticoles entre les pays et vers l’extérieur
Pour plus d’information : www.prpv.org
- Je souhaite importer des végétaux par la voie passagers, que dois-je faire ?
- Je souhaite importer des végétaux par colis postal, que dois-je faire ?
- Je souhaite importer des végétaux par la voie du fret, que dois-je faire ?
- Ce que je ne dois pas faire...

